Les phares des horlogers Lepaute

Lighthouse_lantern_room_with_Fresnel_lensAu Musée de la Marine de Paris, se tient actuellement une exposition sur les phares qui m’a grandement intéressée, à plus d’un titre.

Elle traite en effet de nombreux aspects des phares : leur histoire, leurs aspects techniques (lentilles de Fresnel, etc…), ainsi que des aspects moins techniques tels que la vie des gardiens de phares et la place des phares dans l’art, le tout dans une scénographie très réussie.

Mais pourquoi parler d’une telle exposition sur un blog de généalogie ?

Parce que certains de mes cousins, descendants d’une branche d’horlogers, ont travaillé dans la construction de phares. Certaines de leurs créations sont même exposées au Musée de la Marine.

Cette famille, c’est la famille Henry-Lepaute (descendants des horlogers Lepaute, dont je parlerai sûrement dans un prochain article).

La généalogie des Henry-Lepaute

Le premier porteur du nom « Henry-Lepaute » est en fait né Augustin Michel Adam HENRY, en 1800 à Paris. Il était le fils de Pierre HENRY, horloger et de Gabrielle PREVOST. Son père Pierre HENRY descendait de la famille LEPAUTE par sa mère et était devenu horloger du Roi, à Paris, en s’associant avec ses oncles Jean André LEPAUTE et Jean Baptiste LEPAUTE (frères d’Elisabeth LEPAUTE).

Henry-LepauteEn 1834, Augustin Michel Adam HENRY épouse sa cousine Anaïs LEPAUTE. De leur union naissent deux fils : Edouard Léon et Paul Joseph HENRY qui prendront la suite de leur père.

En 1851, Augustin Michel Adam HENRY obtient l’accord de l’empereur pour lui et ses fils, de porter désormais le nom HENRY-LEPAUTE.

La construction de phares

Augustin Michel Adam HENRY-LEPAUTE commence comme horloger, dans la droite lignée de son père. Vers 1825, il travaille avec Augustin FRESNEL pour la conception des mécanismes assurant la rotation des lanternes de phares.

C’est apparemment suite à la demande de Léonor FRESNEL (frère d’Augustin FRESNEL), craignant un manque de concurrence dans le secteur, qu’il se lance dans la construction de lentilles de phares en 1838. Il n’existe en effet à cette époque qu’une seule autre fabrique de lentilles de phares (Soleil). Une autre fabrique est créée par le suite (Barbier & Fenestre).

Cette quasi unicité leur vaut de réaliser un très grand nombre de lanternes de phares, en France et dans le monde entier. Leur commerce avec la Suède, notamment, vaut à Augustin Michel Adam HENRY-LEPAUTE d’être décoré Chevalier de l’Ordre de Gustave Vasa (du moins si l’on en croit l’acte de mariage de son fils).

Augustin Michel Adam et ses fils ont donc largement contribué au développement et à l’amélioration des lentilles de Fresnel. Certaines de leurs réalisations figurent donc en bonne place, au Musée de la Marine.

Pour en savoir plus :

L’exposition « Phares » se tient du 7 mars au 4 novembre 2012, au Musée de la Marine de Paris (Palais Chaillot – Trocadéro).

Elise



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