Une épine généalogique résolue grâce aux Archives de Belgique

Enigme généalogique

Les épines généalogiques sont des ancêtres sur lesquels on ne sait rien et qui nous donnent du fil à retordre. Jusque là, ma principale épine généalogique était Thérèse Put, mère de l’un de mes ancêtres normands.

Voici comment la mise en ligne des Archives de Belgique m’a aidée à résoudre cette épine généalogique !

Thérèse Put est apparue la première fois dans ma généalogie comme la mère de mon ancêtre normande Marie Catherine Hague, née en 1781 à Saint Arnoult, dans le Pays de Caux. Son nom m’a tout de suite intriguée, car il n’avait pas les consonances des noms de la région. Mes recherches ont assez vite confirmé ma première impression : je n’ai trouvé aucun autre porteur de ce nom dans la région.

Mais le point le plus bloquant, c’est que je ne parvenais pas à retrouver son acte de naissance, ou même son acte de mariage avec Pierre Hague, le père de mon ancêtre. J’ai néanmoins retrouvé son acte de décès, à Caudebec en Caux, en 1830, mais celui-ci ne comportait aucune information sur ses origines ou sur son ascendance.

Dès lors, je savais qu’elle ne venait pas de la région, et que la retrouver reviendrait à chercher une aiguille (ou une épine !) dans une botte de foin.

Grâce à des recherches sur Geneanet, j’ai appris que son nom (« Put ») est très peu porté en France et qu’il est beaucoup plus courant en Belgique et aux Pays-Bas, notamment sous la forme « Van der Put ». Mon ancêtre était donc certainement belge ou hollandaise.

Quand les Archives de Belgique ont été mises en ligne, j’y ai découvert une fonctionnalité très intéressante : la recherche de personnes. Il s’agit d’une base de données de plus de 20 millions de noms issus de relevés d’actes effectués par des bénévoles, dans le cadre du projet Demogen Visu.

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J’ai alors repensé à mon ancêtre Thérèse Put et tapé son nom dans le moteur de recherche. La recherche m’a retourné un certain nombre de résultats, mais aucune de ces personnes ne pouvait être mon ancêtre : il y avait trop d’incohérences de dates. J’ai donc poussé un peu plus loin les recherches en tapant le nom de son mari Pierre Hague (parfois nommé Haque), dans le moteur de recherche.

Cette recherche m’a donné un résultat : le relevé de l’acte de mariage d’un certain Pierre Charles Haque, en 1775 à Wijtschate (Flandre Occidentale). Le nom de son épouse ? Jeanne Thérèse Depuydt.

Mariage Haque - Depuydt (Registres paroissiaux)

La ressemblance de nom est frappante et les dates concordent (leur fille était née en 1781). Se peut-il qu’il s’agisse effectivement de mes ancêtres ? Les registres paroissiaux de Wijtschate étant en ligne, j’ai pu consulter cet acte de mariage.

La lecture de l’acte, en latin, confirme qu’il ne s’agit pas d’un homonyme, mais bien de « Petrum Carolum Haque ex parochia St Arnoldi in Normandia », soit Pierre Charles Haque originaire de Saint Arnoult en Normandie. Les noms de ses parents y sont de plus cités, ce qui confirme avec certitude qu’il s’agit bien de mon ancêtre.J’ai ainsi découvert que mon ancêtre Thérèse Put s’appelait en fait Jeanne Thérèse Depuydt, qu’elle vivait à Wijtschate au moment de son mariage et qu’elle était née dans la paroisse de Beveren, près de Poperinge, en Flandre Occidentale. Mes recherches sur elle et sa famille vont donc pouvoir continuer !

Voici mon épine généalogique résolue, grâce à la mise en ligne des Archives de Belgique et au travail de tous les bénévoles qui ont fait des relevés d’actes. Je tiens d’ailleurs à les remercier tout particulièrement au travers de cet article.

Elise


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