A comme Avenir

L’actualité récente suscite de nombreuses questions au sein de la communauté généalogiste et la question que nous sommes nombreux à nous poser, c’est de savoir quel sera l’avenir de la généalogie.

Il faut bien se rendre à l’évidence que c’est une question très complexe. Mon but ici n’est donc pas de répondre à cette question, mais plutôt d’essayer de voir ce qu’elle implique. Elle soulève en effet différents aspects.

Quelles seront les technologies de demain pour la généalogie ?

C’est le type de questions auxquelles tente de répondre la conférence Rootstech qui s’est tenue à Salt Lake City fin mars (et que je n’ai malheureusement pas eu le temps de suivre, ni de rattraper). La question que je me pose surtout, c’est de savoir en quoi les technologies influeront sur la pratique de la généalogie dans l’avenir ? Il est certain que de nombreux logiciels et sites internet de généalogie verront le jour dans les prochaines années pour nous aider dans nos recherche, comme dans la restitution de notre généalogie. De plus, les moyens à la disposition des généalogistes de demain seront sûrement bien différents des nôtres et offriront des possibilités que nous n’imaginons même pas à l’heure actuelle.

Quels seront les supports d’archives de demain ?

De nos jours, la majorité des archives que nous consultons existe d’abord au format papier, même si nous les consultons de plus en plus au format numérique. Qu’en sera-t-il à l’avenir ? Certaines archives existeront-elles seulement sur support numérique ? Quels seront alors les moyens mis en œuvre pour assurer leur conservation ? Cela soulève une question sur laquelle nous n’avons pas encore assez de recul, pour savoir quelle sera la pérennité des supports informatiques. Que faudra-t-il faire pour éviter que les formats sous lesquels les archives sont conservées ne deviennent pas obsolètes et illisibles pour nos descendants ?

Quels types d’archives nos descendants consulteront-ils ?

Pour nous, généalogistes actuels, les types d’archives que nous utilisons sont principalement des sources officielles (état civil, administration militaire, etc.). Quels types d’archives supplémentaires les généalogistes de demain pourront-ils consulter ? Avec toutes les informations qui sont publiées sur Internet de nos jours, où nos descendants iront-ils chercher l’information ? Nos pages Facebook, Viadeo ou Twitter resteront-elles accessibles ? Si tel était le cas, nos descendants se retrouveraient confrontés à une montagne d’information pas toujours très utile. Il faut avouer que nous aimerions tous pouvoir trouver la page Facebook de l’un de nos ancêtres : connaître sa vie quotidienne, ses sentiments face aux évènements qui ont marqué sa vie, etc. Mais est-ce vraiment le type d’information que nous laissons sur ce genre de site ? Je pense que nous serions nombreux à vouloir sélectionner les informations que nous laisserons dernière nous sur ces sites.

Toutes ces questions rejoignent les questions actuelles sur le droit à l’oubli et sur l’avenir des pratiques généalogiques que j’aborderai dans différents articles au cours de ce challenge.

Elise



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