Les généalogistes connectés et les archives

Le but de ce sondage était de mieux connaître les habitudes des généalogistes, en termes de consultation d’archives.

Qui sont les répondants ?

Près de 1200 personnes ont répondu au sondage. Parmi ces personnes, 97 % pratiquent la généalogie comme amateurs et 3 % sont professionnels. 11 % des répondants effectuent également des recherches comme bénévoles dans une association.

Les répondants sont plutôt expérimentés en généalogie, puisque 60 % des généalogistes interrogés ont commencé leur généalogie il y a plus de 10 ans.

Les généalogistes connectés et les archivesEn termes de lieux de vie, 90 % des généalogistes interrogés vivent en France et 10 % dans un autre pays (les pays les plus représentés étant la Belgique et le Canada). La carte ci-dessous permet de voir la répartition des répondants dans les départements de France métropolitaine (plus un département est gros, plus il y a eu de répondants : les départements les plus représentés étant le Nord, la Seine-Maritime et Paris).

Les généalogistes connectés et les archivesPar ailleurs, 56 % des répondants font des recherches généalogiques dans le département où ils vivent.

Les archives en ligne

En ce qui concerne la consultation des archives en ligne en 2017, on retrouve à peu près les mêmes tendances que dans le précédent sondage, avec 82 % des généalogistes qui s’y connectent au moins une fois par semaine.

Les généalogistes connectés et les archivesPour 44 % des répondants, l’année 2017 a été représentative de leurs précédentes années de généalogie en termes de consultation d’archives en ligne.

La majorité des généalogistes ont déjà fréquenté plusieurs sites d’archives en ligne : 42 % ont fréquenté entre 2 et 5 sites, et 52 % ont fréquenté plus de 5 sites distincts.

Les généalogistes connectés et les archivesSans surprise, les documents les plus consultés en ligne sont les registres d’état civil et les registres paroissiaux. Viennent ensuite à égalité les recensements et les archives du recrutement militaire.

Les généalogistes connectés et les archivesIl est intéressant de comparer les documents d’archives consultés avec ceux mis en ligne par les archives. Parmi les 4 types de documents les plus mis en ligne par les services d’archives départementales (état civil, recensements, registres matricules et plans cadastraux), seuls les plans cadastraux sont peu consultés par les généalogistes. Il faut dire que sans les matrices cadastrales, ils sont d’un intérêt moins direct pour la généalogie. On remarque la même tendance pour les archives liées à l’histoire locale qui ne sont consultées que par un tiers des généalogistes.

En ce qui concerne les rubriques des sites d’archives, 98 % des généalogistes consultent les archives numérisées, mais ils se promènent peu sur les sites d’archives. 20 % seulement consultent les actualités ou les informations pratiques, et 17 % consultent les inventaires ou les aides à la recherche. On y trouve pourtant beaucoup d’informations intéressantes, mais beaucoup de sites sont d’un accès difficile et ces informations, pas toujours mises en valeur (même les archives numérisées sont parfois difficiles à trouver…).

Les généalogistes connectés et les archives

Les services d’archives physiques

69 % des répondants sont déjà allés faire des recherches aux archives. On retrouve là des résultats assez proches de ceux du précédent sondage.

Parmi les personnes qui sont déjà allées aux archives, 34 % n’y sont pas allées en 2017 (soit 23 % des répondants au total). Au final, seuls 46 % des répondants du sondage sont allés au moins une fois aux archives en 2017.

Les généalogistes connectés et les archivesParmi les généalogistes qui sont allés aux archives cette année, près de la moitié n’y est allée qu’une seule fois et un tiers y est allé environ une fois tous les 3 mois.

Les généalogistes connectés et les archivesPar ailleurs, 50 % des répondants sont allés moins souvent aux archives cette année que lors de leurs précédentes années de généalogie, et seulement 11 % y sont allés plus souvent.

La moitié des répondants qui sont déjà allés aux archives ont déjà fréquenté entre 2 et 5 services d’archives différents.

Les généalogistes connectés et les archivesEn termes de types de services d’archives, 86 % des généalogistes qui ont fréquenté les archives sont déjà allés aux Archives Départementales et 56 % dans des services d’Archives Municipales. Les Archives Nationales et les services d’archives spécialisés sont moins fréquentés avec environ 15 % des personnes interrogées.

Les généalogistes connectés et les archivesParmi les types de documents consultés, les registres d’état civil et les registres paroissiaux sont largement en tête. Viennent ensuite les recensements, les archives militaires et les archives des notaires.

Les généalogistes connectés et les archivesRemarque : on peut constater que les personnes qui sont allées aux archives en 2017 ont généralement consulté une plus grande variété de documents en dehors de l’état civil que la moyenne.

Seuls 75 % des généalogistes qui se sont rendus en salle de lecture ont consulté des archives sur leur support original et la moitié y a consulté des archives numérisées ou des microfilms.

Les généalogistes connectés et les archivesParmi les généalogistes qui ne sont jamais allés aux archives, 53 % n’y sont pas allés parce que les archives qui les intéressent sont trop éloignées et 30 % à cause de difficultés de déplacement. Une partie des généalogistes interrogés n’a également pas encore eu l’occasion ou le temps d’y aller. Enfin 13 % des généalogistes n’osent pas y aller et 17 % trouvent cela trop compliqué.

Les généalogistes connectés et les archivesA peu près la moitié des personnes qui n’ont pas pu se rendre aux archives par elles-mêmes a déjà fait appel à une personne tierce pour faire des recherches aux archives (en grande majorité à des bénévoles d’associations ou des groupes d’entraide).

Les documents les plus « convoités » par les généalogistes qui ne sont jamais allés aux archives restent l’état civil et les registres paroissiaux. Viennent ensuite, quasiment à égalité, les recensements, les archives militaires et les archives des notaires.

Les généalogistes connectés et les archivesIl est intéressant de noter les différences entre les documents que les généalogistes souhaitent consulter et les documents effectivement consultés par ceux qui y sont déjà allés. Par exemple, 36 % des généalogistes qui ne sont jamais allés aux archives souhaiteraient y consulter des archives hospitalières, mais seuls 12 % des généalogistes qui y sont allés ont déjà consulté ce type d’archives. On retrouve la même tendance pour les archives judiciaires et les dossiers individuels (dossiers de carrière, dossier d’enfant assisté, etc).

De manière générale, on constate que les souhaits de recherches se portent plus vers des ressources autres que l’état civil.

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Elise



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