Vos blocages généalogiques sont des trésors

Quand on commence sa généalogie, on considère souvent les lacunes de l’état civil comme des fatalités : des branches qui s’arrêtent net et qui ne remonteront jamais plus loin. Pourtant les lacunes de l’état civil sont des opportunités.

Lorsque j’ai commencé mes recherches généalogiques, je me suis heurtée à une impasse avec un ancêtre qui était né à Toul vers 1860. Or en 1939, le Tribunal de Première Instance et l’Hôtel de Ville de Toul, qui possédaient les deux copies de l’état civil, ont tous les deux brûlé. Il n’y avait donc plus ni acte de naissance, ni acte de mariage, ni acte de décès pour cet ancêtre. Mes recherches auraient donc pu s’arrêter là pour cette branche et ne pas remonter plus haut que cette génération.

Mais c’était trop rageant de s’arrêter là dans les recherches, d’autant plus que l’état civil d’avant 1842 avait été épargné. Il me manquait donc juste une génération pour pouvoir remonter plus haut dans l’arbre. J’ai donc recherché d’autres ressources que l’état civil qui n’avaient pas été détruites et qui pourraient me permettre de remonter plus haut dans l’arbre.

Finalement, en m’aidant entre autres des archives du recrutement militaire et des archives de l’enregistrement, j’ai réussi à retrouver la date de naissance exacte de cet ancêtre, sa filiation, et également sa date de décès. Grâce à ces informations, j’ai donc pu remonter plus loin dans mon arbre et au passage, j’ai même découvert des informations très intéressantes sur la vie de cet ancêtre.

Et ce n’est là qu’un exemple parmi beaucoup d’autres. Ce que je constate, c’est que très souvent, quand je me suis intéressée à une nouvelle ressource, c’était à l’occasion d’un blocage généalogique.

Et vous aussi, vous vous êtes certainement déjà retrouvé dans cette situation. Si vous avez des ancêtres à Paris ou dans des régions où il y a eu de nombreuses destructions d’archives, vous avez sûrement déjà dû vous intéresser à d’autres types d’archives pour contourner les lacunes de l’état civil.

En fait, c’est un peu comme quand on tombe sur une déviation sur une route. Au départ, c’est rageant parce qu’on aimerait pouvoir prendre le plus court chemin pour arriver à destination. Mais souvent, le fait d’emprunter la déviation et de prendre des chemins moins directs va nous permettre de découvrir de nouveaux lieux, de voir de beaux paysages, et finalement ce sont des lieux où on aura peut-être envie de revenir plus tard, même quand il n’y aura plus de déviation.

Et c’est la même chose qui se passe face aux blocages que nous rencontrons dans notre généalogie, que ce soit des lacunes de l’état civil ou bien un ancêtre introuvable. Ce sont ces blocages qui vont nous pousser à aller plus loin et à découvrir de nouvelles ressources.

Ainsi, grâce à ces blocages, nous sortons de notre zone de confort pour découvrir de nouvelles archives et c’est en les consultant qu’on découvre ce à quoi elles pourront nous servir même quand il n’y aura plus de blocage.

Donc la prochaine fois que vous serez bloqué dans vos recherches, et que vous croirez être dans une impasse, je vous invite à relativiser car c’est peut-être ce blocage qui vous permettra de faire de nouvelles découvertes, de découvrir de nouvelles archives et de nouvelles méthodes de recherches.

Et vous, vous êtes vous déjà heurté à des lacunes de l’état civil ? Quelles découvertes avez-vous faites à l’occasion de blocages généalogiques ?

Elise



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