I comme Idées reçues

La généalogie est un domaine qui touche tout le monde, mais qui reste souvent mal connu. De ce fait, les idées reçues sur la généalogie sont monnaie courante.

Idée reçue n°1 : « La généalogie est un loisir de retraités »

Dans l’imaginaire collectif, la généalogie est très souvent considérée comme un loisir de personnes âgées. Dans ce cadre, les médias n’aident pas en associant très souvent “généalogie” à “retraités” ou “personnes âgées”. Sur certains sites internet, il faut cliquer sur la rubrique “Senior” afin d’accéder aux pages consacrées à la généalogie (de même que les recettes de cuisine et l’horoscope figurent parfois dans une rubrique spéciale “Femme”). Et cette classification se retrouve dans beaucoup d’autres cas : par exemple, dans certains annuaires d’associations où les cercles de généalogistes sont également classés dans une rubrique “Senior”.

En faisant de la généalogie, nous nous rendons vite compte que cette vision est loin d’être vraie. Au fil de mes recherches, j’ai été amenée à rencontrer des passionnés de généalogie de tous âges et tous horizons. Et il suffit de voir l’effervescence des blogs généalogiques pour se rendre compte à quel point cette passion touche tous les âges.

Selon un sondage Ipsos réalisé en mars 2010, il apparaît d’ailleurs que 65 % des jeunes de moins de 35 ans auraient déjà réalisé des recherches généalogiques. Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’ils sont tous passionnés de généalogie, mais cela montre néanmoins que l’intérêt pour l’histoire familiale n’a pas de limite d’âge.

Idée reçue n°2 : « Les généalogistes manipulent des archives poussiéreuses »

Là où c’est “amusant”, c’est que, de nos jours, la plupart des généalogistes débutent leur recherches en ligne. Et beaucoup d’entre nous ne se rendent que bien plus tard aux archives départementales afin de consulter des archives papier.

De plus, une grande partie des archives les plus couramment utilisées en généalogie sont désormais numérisées ou microfilmées. De sorte que lorsque nous nous rendons aux Archives pour consulter un registre, il arrive fréquemment que nous soyons redirigés derrière un ordinateur sans pouvoir manipuler directement le registre convoité.

De plus, la pratique de la généalogie est loin de se limiter à la consultation d’archives. Le traitement et la sauvegarde des informations trouvées nécessitent souvent une bonne maitrise des logiciels informatiques.

Enfin, il suffit de se rendre dans un service d’archives pour constater que les archives sont très bien conservées : pas de nuage de poussière à l’ouverture des boîtes de classement ! Évidemment, lorsque nous allons farfouiller dans le grenier des grands-parents, ce n’est pas tout à fait la même chose.

Idée reçue n°3 : « Les généalogistes cherchent à prouver une ascendance valorisante »

Certaines personnes semblent croire que les généalogistes font leurs recherches dans l’espoir de trouver une ascendance valorisante ou un lien de parenté avec un roi ou une célébrité quelconque. Même si c’est peut-être le cas pour certaines personnes, je reste persuadée qu’ils sont largement minoritaires.

La plupart des personnes ne connaissent pas les raisons profondes qui poussent le généalogiste à étudier son histoire familiale. D’ailleurs certaines personnes s’imaginent que la généalogie se limite à établir un arbre avec le plus de noms possibles. Auquel cas, il leur paraît logique que l’on cherche à y incorporer des noms célèbres afin de rendre l’arbre plus intéressant. C’est oublier que la généalogie ne se limite pas à collectionner des noms et des dates.

Les raisons pour lesquelles nous faisons de la généalogie sont trop nombreuses et variées pour les traiter ici. Néanmoins, je pense que ce qui nous réunit tous, c’est simplement de chercher à savoir d’où on vient et de rendre hommage à nos ancêtres, que l’on ait une ascendance valorisante ou non.

Elise


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