26 questions pour écrire la vie d’un ancêtre – Partie 5

Histoire-familiale-DecesAprès avoir abordé l’enfance, la jeunesse, la vie maritale et la vie active de Louis-Philippe Grandsire, nous allons nous pencher, dans cette dernière partie, sur sa fin de vie.

25. Quel est le dernier lieu sur lequel il a posé les Yeux ?

Le 2 septembre 1861, Louis-Philippe Grandsire est admis à l’Hospice de Caudebec-en-Caux. Il a alors 70 ans, ce qui lui permet d’y être admis comme « vieillard indigent ». C’est dans cet hospice qu’il passera la fin de sa vie, et pendant cette période, il ne pourra que rarement poser les yeux en dehors des murs de l’Hospice.

Le règlement de l’Hospice de Caudebec stipule en effet que les indigents admis à l’Hospice ne peuvent en sortir qu’une fois tous les trois mois. De plus, les visites de membres de la famille ne sont autorisées qu’une fois par semaine : le dimanche, de 1 heure à 2 heures de l’après-midi. Les enfants de Louis-Philippe qui ne vivent alors plus à Caudebec font-ils parfois le déplacement pour rendre visite à leur père ?

Hospice de Caudebec-en-Caux

L’Hospice de Caudebec-en-Caux au début du XXème siècle

Toutes les personnes admises à l’hospice sont tenues de travailler tant que leur état de santé le leur permet. Les hommes travaillent dans les jardins et la basse-cour, tandis que les femmes et les enfants filent le lin ou dévident le coton. Toutefois, l’état de santé de Louis-Philippe n’est peut-être plus assez bon pour qu’il ait à travailler. Dans l’un des registres de l’hôpital, il est en effet qualifié d’infirme, mais sans plus d’information sur la nature de cette infirmité.

(Sources : Archives de l’Hospice de Caudebec-en-Caux, sous-série 113H des AD76)

26. Fin du Zoom : quelles ont été les circonstances de son décès ?

Louis-Philippe décède le 2 septembre 1862, à l’Hospice de Caudebec-en-Caux, un an jour pour jour après y avoir été admis. Son décès, qui est survenu à 2 heures du matin, est déclaré le matin même, à 11 heures, par deux administrateurs de l’Hospice.

Louis-Philippe a alors 71 ans, et une dure vie de travail comme ouvrier tanneur derrière lui. Sa femme Marie-Catherine qui l’a précédé, 20 ans plus tôt, est elle aussi décédée à l’Hospice de Caudebec-en-Caux.

Suite à son décès, le corps de Louis-Philippe a dû être déposé dans la chambre mortuaire de l’hôpital où ses enfants ont pu venir lui rendre une dernière visite. Peut-être a-t-il alors eu droit à une petite cérémonie dans la chapelle de l’Hospice.

Chapelle de l'Hospice de Caudebec-en-Caux

Chapelle de l’Hospice de Caudebec-en-Caux

Il a ensuite probablement été conduit et inhumé dans le cimetière Saint-Maur, situé dans l’Est de la ville. Ce cimetière n’existe plus de nos jours : il a été remplacé par un nouveau cimetière situé un peu à l’extérieur de la ville, en bordure de la forêt du Trait.

(Sources : registres d’Etat Civil de la commune de Caudebec en Caux et archives de l’Hospice de Caudebec-en-Caux, sous-série 113H des AD76)

Ainsi s’achève le récit de la vie de Louis-Philippe Grandsire. Merci à tous de l’avoir suivi, tout au long du mois de juin. J’espère que ce récit vous a plu et que ces 26 questions vous donnent envie d’écrire à votre tour la vie de vos ancêtres.

En bonus, vous pouvez télécharger ci-dessous un récapitulatif des 26 questions traitées, ainsi que l’intégralité du récit de la vie de Louis-Philippe Grandsire, au format PDF.

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Elise



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