X comme X (inconnu)

Dans mon arbre généalogique, il y a certain nombre de X. Mon arrière-grand-père est né de père inconnu, sa mère également : cela fait déjà un petit paquet de branches qui faute de candidat resteront marquées d’un X.

X-X_(inconnu)

Mais dans certain cas, il existe plusieurs candidats et on a l’embarras du choix. Il y a en effet des cas où il y a de fortes présomptions que le père officiel n’est pas le père biologique, et parfois même des rumeurs viennent nous souffler que le père serait plutôt untel.

Dans un tel cas, que faut-il considérer ? Si on sait que le père nourricier n’est pas le père biologique, faut-il privilégier les liens du cœur ou les liens du sang ?

Ce cas ne s’est pas présenté souvent dans ma généalogie : la plupart du temps, il y a des doutes quant à la paternité pour des enfants nés peu de temps après un mariage, mais aucune autre hypothèse. Mais si tel est le cas, je choisis toujours le père officiel : celui qui a fait le choix d’épouser une femme déjà enceinte et d’accepter d’élever un enfant qui n’était peut-être pas le sien.

Bien sûr, si j’arrive à découvrir le père biologique présumé, je ferai des recherches sur sa vie et sur son ascendance, mais il ne gagnera pas la place de père dans l’arbre généalogique, faute de preuve.

Au final, il apparait qu’il existe (au moins) trois types de liens en généalogie entre un enfant et l’un de ses parents :

  • les liens officiels : ce que nous dit l’état civil ;
  • les liens du sang : les parents biologiques ;
  • les liens du cœur : ceux que l’enfant considère vraiment comme ses parents.

Suivant les cas, ces liens peuvent se confondre. Pour la grande majorité des cas, en effet, les liens officiels seront également les liens du sang et les liens du cœur.

Mais, dans certains cas, il se pose la question de savoir quels liens doivent être privilégiés et mis en avant dans l’arbre généalogique.

Cette question se pose pour le cas d’un père inconnu, mais elle se poserait aussi pour le cas d’un enfant adopté : quels parents indiquer dans l’arbre ? Ses parents adoptifs ou ses parents biologiques (s’ils sont connus) ? De même, pour un enfant placé en nourrice pendant de longues années, faut-il considérer ce lien ou l’oublier puisque officiellement il n’existe pas ?

Il n’y aura jamais de réponse ferme à ces questions : chaque cas est différent et en tant que généalogistes, tout ce que nous pouvons faire, c’est suivre ce que nous dit notre propre cœur, en essayant de reconstituer au mieux la vérité des liens unissant nos ancêtres.

Cependant, lorsque les générations passent, les preuves des liens du cœur et des liens du sang s’estompent, et seuls restent les liens officiels. Nous ne pouvons qu’espérer que pour la majorité de nos ancêtres, ces liens se confondent.

Elise



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