Faut-il reprendre son arbre généalogique à zéro ?

red-do-over-buttonPour l’année 2015, de nombreux blogueurs et généalogistes américains ont décidé d’appuyer sur ce gros bouton rouge, en se lançant dans un nouveau challenge, initié par Thomas MacEntee : le challenge « Genealogy Do-Over » (littéralement : reprendre à zéro sa généalogie).

Reprendre ma généalogie à zéro est une aventure qui me tente beaucoup, car au-delà de la complexité de la tâche et du temps qu’il faudrait y consacrer, elle présente des avantages certains.

Corriger ses erreurs de jeunesse

Le principal avantage évoqué par les gens qui ont décidé de reprendre leur généalogie, est de pouvoir revérifier toutes les recherches qu’ils ont effectuées à leurs débuts. En effet, nos méthodes de recherche et notre rigueur généalogique évoluent généralement beaucoup au cours de nos premières années de pratique de la généalogie et il se peut que des erreurs se soient glissées dans nos premières recherches (confusion d’homonymes, etc.). D’autre part, les ressources disponibles ont également pu évoluer : quand seuls des relevés d’associations étaient disponibles, on peut désormais avoir accès aux actes numérisés, ou à des ressources complémentaires.

Reprendre sa généalogie à zéro est donc un bon moyen pour remettre à plat ses recherches, vérifier toutes les informations et corriger ses erreurs de jeunesse.

Redécouvrir ses ancêtres

Lorsque l’on réalise son arbre généalogique, il est difficile de consacrer autant de temps et d’énergie à toutes les branches de notre généalogie. De ce fait, on a souvent tendance à consacrer plus de temps à certaines branches qui nous « parlent » plus que d’autres ou qui nous proposent des recherches plus exaltantes. Si bien que l’on s’aperçoit souvent que certaines branches sont restées plus ou moins à l’abandon, et que bien qu’elles soient remplies de noms, nous ne connaissons pas l’histoire de ces ancêtres.

Reprendre sa généalogie à zéro est donc une bonne occasion de se repencher sur ces ancêtres, avec un œil plus expérimenté et en sachant mieux voir la petite histoire qui se cache derrière les actes.

Simplifier son arbre généalogique

Souvent, lorsque nous effectuons des recherches sur des branches collatérales plus ou moins proches, nous intégrons le résultat de ces recherches dans notre arbre généalogique principal. Toutefois ces recherches s’éloignent parfois beaucoup de la souche principale de l’arbre. Lorsque notre arbre commence à être très étoffé, on préfèrerait parfois que ces branches disposent d’arbres distincts, et ne figurent plus dans l’arbre principal.

Toutefois, l’opération d’extraction de ces branches serait un travail fastidieux : il faudrait déjà exporter les branches souhaitées dans des arbres distincts, en étant sûr de ne pas omettre des individus, puis supprimer un à un de l’arbre principal les individus appartenant à ces branches. Cela constituerait un travail long et quelque peu rébarbatif.

Reprendre sa généalogie de zéro permettrait alors de gérer au cas par cas ces branches, et d’avoir un arbre principal simplifié.

Changer d’outils de travail ou de logiciel de généalogie

Changer de logiciel de travail une fois que l’on fait de nombreuses recherches n’est pas toujours aussi simple qu’il y paraît. En effet, même si le format Gedcom permet de transférer une bonne partie des données d’un logiciel à l’autre, on ne peut jamais être sûr que toutes les informations saisies dans le premier logiciel seront correctement interprétées par le second. Certains logiciels utilisent en effet des libellés spécifiques qui ne sont pas toujours reconnus par les autres logiciels de généalogie.

Reprendre sa généalogie de zéro peut donc être une bonne occasion pour changer de logiciel de généalogie ou pour revoir ses outils de travail. On peut, par exemple, mettre à profit le fait de refaire sa généalogie pour compléter les lignes de vie de ses ancêtres, ou mettre en place d’autres outils.

Et les inconvénients ?

Bien sûr, l’inconvénient qui est souvent évoqué, c’est le fait qu’on ne veut pas perdre tout le temps passé à faire certaines recherches, et ne pas ignorer les documents issus de ces recherches. Pour ce point, la méthode proposée par Thomas MacEntee est peut-être un peu extrême : il propose de mettre de côté et « d’oublier » toutes les recherches déjà effectuées et les documents trouvés lors de ces recherches, sauf les documents qui seraient trop difficiles ou coûteux à retrouver (extraits d’actes pour lesquels on a dû payer, etc.) Pour ma part, je pense qu’il ne faut pas totalement oublier les recherches faites et que l’on peut s’en servir comme aide, mais il faut toujours revenir à la source, et réfléchir au bien-fondé des informations et des raisonnements avant de les intégrer dans notre nouvel arbre.

Malgré la complexité de la tâche, toutes ces raisons me donnent envie de me lancer dans cette aventure :

  • parce que j’aimerais revérifier les branches par lesquelles j’ai commencé ma généalogie, pour m’assurer qu’elles ne contiennent pas d’erreur ;
  • parce que je me rends compte que j’ai beaucoup négligé certaines branches de mon arbre et que j’ai envie de sortir ces ancêtres de l’oubli ;
  • parce que mon arbre généalogique commence à être beaucoup trop fourni, avec un certain nombre de branches collatérales qui mériteraient leur arbre à part ;
  • et surtout, parce que j’ai envie de me lancer dans une organisation bien différente d’auparavant, et que cela va certainement me demander de retravailler une grande partie de ma généalogie.

Je ne sais pas encore à quelle échéance je me lancerai dans cette aventure, mais je sais d’ores et déjà que ce sera l’un de mes projets pour les années à venir.

Elise



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